samedi, juillet 30, 2005

Les mosaïques de Madaba



Ancienne cité reconnue pour son histoire datant de l’époque Byzantine avec ses mosaïques incontournable et impressionnante, Madaba joue un rôle important dans le christianisme en Jordanie. Ville qui marque l’exemple parfait sur la tolérance religieuse; c’est la place idéale où l’appel aux prières des Mosquées rime en harmonie avec les cloches des Églises. Une réalité surprenante, mais possible.

Dans la ville, on compte en grande partie des Grecs orthodoxes et des musulmans. 95% de la population jordanienne est musulmane ... bienvenue à la Terre d'Islam. Madaba est peuplée par nombreuses églises orthodoxes ornés de mosaïques dont la plus célèbre figure la Carte de Palestine qui se trouve dans l'église de orthodoxes de St Georges. Cette mosaïque, qui a la dimension 15 mètres par 5 mètres, présente toutes les régions de la Palestine, du Liban, de la Jordanie, SinaÏ et dans le Nil. Au centre de la carte, on peut repérer la cité de Jérusalem qui jadis était le coeur du monde entier.

vendredi, juillet 29, 2005

Découvrez Madaba










L'entrée de St-George's Greek Orthodox Church


À l'intérieur de St-George's Greek Orthodox Church, on voit des oeuvres d'art orthodoxe qui date de la période du Moyen-Age.


Chandelles jaunes de St-George's Greek Orthodox Church



mercredi, juillet 27, 2005

Le portrait du choc

Le portrait du choc

Dès mon premier jour: le choc.
Il est venu vers moi sans hésitation.
Je ne parle pas arabe.
Je n’y comprends rien.
Je ne connais personne.
Femme. Seule. Non musulmane.
Désorientée.
Je perds mes références, mes moyens.

Dans les lieux publics: des hommes.
Je marche seule dans les rues.
Peu de femmes s’y trouvent.
Ma solitude s’accroît.
Mon anxiété s'exhausse.
Battement de cœur.
Intimidée par la présence masculine.
Angoissée. Fragile. Vulnérable.

Les femmes : voilées.
Bras couverts, jambes couvertes.
Mes cheveux sont montrés.
Les yeux vicieux me fixent.
Je me sens nue.
Complètement dénudée.
Exhibée dans la rue.
Regardée. Dévoilée. Découverte.

La langue du peuple : l’arabe.
Je ne parle aucun mot.
Ni lire, ni écrire.
Impossible de décrypter l’écriture.
Baragouine paraissant illogique.
Mes oreilles renoncent à l’écouter.
Mon autonomie m’échappe.
Je perds mon identité.

Sous mes yeux: des larmes.
Chaudement, ils coulent sur la joue.
Différente à leurs yeux.
Je suis, l’Étrangère.
Une boule pénible loge dans la gorge.
Solitaire. Dépourvue. Isolée.
Mes habitudes se transforment.
Mes ailes ne volent ni libre, ni loin.

Les lois religieuses: l’Islam.
Leur pensée est l’Autre.
Mentalité incompatible.
Croyance divergente.
L’incompréhensible, le désaccord.
Le Coran énigmatique.
Réflexion se perd.
Innocence blessée.
Stabilité se nomme instable.
La lourdeur m’affaiblit.
La solitude m’habite.
Le corps tremble.
Agitation. Perturbation. Déception.
La gravité se perd, le néant naît.
Rien ne bouge, n’avance.
Raisonnement s’absente.
Stagnation. Impuissance.

Respirer l’air de l'inimaginable.
Entendre le chant de l’inconnu.
Découvrir le visage du dépaysement.
Goûter la saveur de l'ignorance.
Je vous dessine le portrait du choc.

lundi, juillet 25, 2005

Welcome to Jordan !


noir, blanc, vert et un triangle rouge


Moi à Madaba, 45km au sud d'Amman ... tout près du Mont Nebo, là où Moise a vu la Terre promise.


Les femmes se promènent rarement seules dans la rue, elles marchent souvent en groupe de deux ou trois.


Al-Abdali, station centrale de bus, endroit vivant et très achalandé, jour et nuit, Al-Abdali ne dort pas.

dimanche, juillet 24, 2005

Amman, la cité aux sept collines

Le charme d’Amman est sans doute sa vue panoramique. Autrefois, Amman portait le nom « la cité aux sept collines », poétique n’est-ce pas ? Je nommerais le San Francisco du Moyen-Orient, mais omis l’arc-en-ciel (à vous de deviner) … Toutes les maisons sont construites sur les collines, c’est vraiment exceptionnel. Une vue à couper le souffle ! On dirait qu’Amman incarne les collines sans fin, lorsque vous regardez à partir de n’importe quel sommet, vous diriez que la cité est éternelle.

Les sept monts sont bien conquis; où tous les espaces sont comblés pour laisser quasiment aucune verdure restante. Les palmiers et les pins sont toujours présents cependant minoritaires. On dirait des montagnes de legos blancs ! Ici, les pentes sont grandement inclinées, ne pensez même pas à faire du vélo si vous n’avez pas de bons freins sur la roue … Pour faire des tours multiples en montagne russe, venez par ici, les chauffeurs de taxi connaissent bien le chemin.

Victoria Chan
Amman - 24 juillet 2005

vendredi, juillet 22, 2005

"Perspectives"


Entre le ciel et l'écriture.


Un coup d'oeil de la ville ... à travers un trou.


pepsi vs people

jeudi, juillet 21, 2005

La ville blanche … ou presque

Sa splendide architecture charme sans cesse mes yeux innocents de l'inconnue. Avec ses cadres de porte et de fenêtre qui tracent la forme d’un arc pointu. Amman sait nous transporter dans l’univers du conte de mille et une nuits. Avec son teint uniforme, ce n’est pas compliqué, elle est éternellement vêtue d’une robe de mariée. Tous les édifices et les maisons se nomment blancs. Blanc, mais parfois blanc crémeux sur les marbres ou blanc ivoirin sur les briques ou même, blanc rosé sur les immeubles récents, mais tout reste blanc, simplement blanc comme parure, à l’exception des mosquées qui sont la plupart teintées de bleu-poudre ou verte forêt.

Sa silhouette rose

Mais juste avant la tombée de la nuit, Amman rougit au moment où le soleil lui embrasse chaudement et qui ensuite, prend une silhouette rose éblouissante. Elle porte donc, sa robe de nuit. Ensuite émerge sa rencontre nocturne où elle reste debout jusqu’à l’aube pour veiller ses enfants couche-tard. Oui, un lieu tel qu’ici peut nourrir votre inspiration abondante. Je suis emballée par ma plume de passion !

Propreté négligée

Par contre, Amman admet d’être perpétuellement impropre. Sa propreté est négligée sur ses quatre points cardinaux. L’installation des poubelles et bien sûre des bacs de recyclage se trouvent alors manquants. Ce peut-être que les citoyens ne connaissent pas vraiment la notion d’hygiène. Les déchets sont repérés à tous les coins de rue; on oublie de contempler les monuments anciens pour y admirer un peu. En plus que l’odeur est pire que fétide, pire que nauséabonde et pire qui dégoûtant. Il est vraiment insupportable de respirer dans ce lieu; même pas un brin d’air pur. Bref, la saleté est toujours présente, c’est la jungle des dépotoirs. Une véritable scène immonde qui vient gâcher le visage candide d’Amman.

Victoria Chan
Amman - 21 juillet 2005

mercredi, juillet 20, 2005

Regardez par ici


Bienvenue à Amman !
Voici une vue de la cité sur une des nombreuses collines.

Le "deshdasha"


Un commerçant Ammanien sur la rue Al-Jama'a situé dans le quartier où j'habite ... à deux pas du campus de University of Jordan. Il porte le traditionnel "deshdasha", une longue robe blanche pour les hommes.

mardi, juillet 19, 2005

La boulangerie Basman


Un travailleur Égyptien à la boulangerie Basman ... à deux pas de ma résidence. Hmm ... tout frais, tout chaud, des milliers de pitas sont vendus à chaque jour.

lundi, juillet 18, 2005

41º à Amman

Klaxons d’auto aux deux secondes, moteur qui roule à fond, un autre freinage brusque, le bruit irrégulier du moteur; pas un silence nulle part dans la ville ! Conduire à contresens, des U-turn illégaux, roulez en diagonale ou en reculons, changements de voie illimités, en réalité, les voies sont inexistantes sur la route. Soyez des conducteurs créatifs et originaux, mais surtout fous et malades, tous les « styles » sont permis. Les chauffeurs sont les rois de la rue, les piétons sont plutôt oubliés. À plusieurs fois, j’ai failli me faire frapper par la voiture !

Horaire du travail infini

Feu vert ou feu rouge, les couleurs ne font aucune différence. N’arrêtez pas et ne ralentissez surtout pas … pour éviter une amende. Accélérez, dépêchez-vous, avancez, il n’y a pas une seconde à perdre, il fait 41° à Amman, la chaleur n’a pas d’importance. Il faut que ça roule, tout le monde au boulot, une pause cigarette pourquoi pas, mais pas le temps de stopper la montre. Ici, on travaille tôt le matin et on finit tard le soir. Ne soyez pas déçu, mais réglez plutôt votre montre à l’heure arabe.

Bienvenue à Amman où règne l’ambiance de la circulation chaotique dans les avenues de cette cité moderne du Moyen-Orient ! Une telle situation se reproduit à Montréal, ce serait du jamais vu, on serait choqué, je crois, ou bien, on resterait stupéfait pendant deux minutes, mais peut-être moins à New York et à Paris, je ne sais pas pour Rome ?

Le soleil qui brûle généreusement

Le mercure atteint 41º à Amman, au moins le climat est sec, mais parfois trop aride. C’est le contraire de la canicule en France ou de l’humidité dense de la forêt amazonienne. Le ciel bleu estival domine constamment le plafond infini de la ville. Les nuages sont absents, je n’ai pas vu leur apparition depuis mon arrivée, il y a sept jours. Avec le soleil qui rayonne voire brûle généreusement le sol de la métropole vivante. Et la chaleur torride, ou je dirais plutôt la lourde sécheresse; il est parfois difficile de respirer. En plus que l’air est très pollué, mais je n’ai pas le choix de m’y habituer. L’air est sec dans cette contrée aride, il faut boire beaucoup d’eau pour fuir la déshydratation. J’évite de rester longtemps dehors, c’est insupportable de sentir la fumée noire toxique des véhicules. Sans oublier cette couche jaunâtre qui couronne la tête d’Amman, je le vois bien de la fenêtre de ma cuisine.

Les visages d'Amman


Deux enfants vendeurs de fèves et de grains au petit kiosque mobile à la station centrale de bus Al-Abdali.


Mon amie Raghad, une jeune Irakienne originaire de Bagdad. Elle vit à Oman, mais étudie en Jordanie, elle fait des études de premier cycle en Pharmacologie au Institute of Applied Science in Amman.


À l'entrée du Geographical Institute of governement of Jordan ... un soldat Jordanien vous salut.


Deux Palestiniens (dont le jeune à gauche et celui au centre) et un Jordanien (celui à droite); tous les trois travaillent à la boucherie du quartier Jabal Al-Weibdeh.


Deux travailleurs Palestiniens à la boucherie du quartier Jabal Al-Weibdeh.


"I am from Bagdad"


Le petit-fils du propriétaire de la fruiterie du quartier Jabal Al-Weibdeh.


Les yeux foncés du petit Omar, 3 ans, et de sa soeur Ahlam, 10 ans. (lors d'une promenade au parc de University of Jordan)

dimanche, juillet 17, 2005

Petit Euro-trip

Après une escapade de 11 jours en Europe, me voilà maintenant au cœur du Proche-Orient, le berceau de la civilisation. Euh, je dirais plutôt, le fameux lieu de nombreux conflits géopolitiques dans l'actualité internationale. (vous en avez peut-être ras-le-bol d'entendre parler dans les médias, mais si vous venez ici votre perception changera incontestablement, je vous l'assure)

J’ai vu l’Autriche dans son allure la plus noble et sa culture raffinée sans oublier l’admiration de ses monuments précieux au style baroque avec une goûtée de la pâtisserie viennoise bien sûre. J’ai donc rendu visite chez mes amis Birgit et Werner ! J’ai finalement voyagé en Italie pour rencontrer son peuple toujours aussi chaleureux et accueillant. Je m’amusais à me perdre dans les ruelles de Venise et à voyager gratuitement en bateau. Une balade en vélo avec Patrizia dans sa campagne bolognaise et une dégustation de la bonne cuisine de sa mère dans sa grande maison avec cinq toilettes. Vive l’Europe!


Mon séjour européen était bref, mais satisfaisant. Je suis arrivée à Amman, capitale de la Jordanie ça fait déjà une semaine. Je m’hébergeais trois jours chez Enass, une employée de l’ONG en journalisme dans lequel je suis stagiaire pour tout l’été. J’ai donc eu un avant-goût de la vie quotidienne dans la maison d’une famille typique d’ici. Une grande famille arabe : avec ses parents, son frère, ses deux sœurs et ses jeunes neveux et nièces. Une maison pleine de vie, de rire et de pleure des enfants, je n’ai pas beaucoup dormi. C’est avec joie que je viens d’emménager dans ma nouvelle maison, j’habite à la résidence étudiante pour filles près de University of Jordan.

Donc, tout va bien pour moi, j’ai rencontré plein de bonnes gens, pas de souci pour l’instant à part quelques petites mésaventures ... Surveiller votre courriel pour la suite de mes périples exotiques.

À chaque jour, je ne cesse de savourer de bon pita du vieux four de la boulangerie Basman à côté de chez moi … hmm !

Salam !

Victoria Chan,
Amman – 17 juillet 2005

samedi, juillet 09, 2005

L'Italie ... à la campagne


Une balade avec le vieux vélo poussiéreux du grand-papa à Patrizia. Atmosphère paisible à la campagne bolognaise ... sans vaches !

dimanche, juillet 03, 2005

La charmante Autriche


Beau dimanche ensoleillé, parfait moment pour un bon repas à la terrasse au bord de la rivière Danube avec Birgit et Werner. Au menu: une assiette de schnitzle, plat national de l'Autriche.