lundi, juillet 18, 2005

41º à Amman

Klaxons d’auto aux deux secondes, moteur qui roule à fond, un autre freinage brusque, le bruit irrégulier du moteur; pas un silence nulle part dans la ville ! Conduire à contresens, des U-turn illégaux, roulez en diagonale ou en reculons, changements de voie illimités, en réalité, les voies sont inexistantes sur la route. Soyez des conducteurs créatifs et originaux, mais surtout fous et malades, tous les « styles » sont permis. Les chauffeurs sont les rois de la rue, les piétons sont plutôt oubliés. À plusieurs fois, j’ai failli me faire frapper par la voiture !

Horaire du travail infini

Feu vert ou feu rouge, les couleurs ne font aucune différence. N’arrêtez pas et ne ralentissez surtout pas … pour éviter une amende. Accélérez, dépêchez-vous, avancez, il n’y a pas une seconde à perdre, il fait 41° à Amman, la chaleur n’a pas d’importance. Il faut que ça roule, tout le monde au boulot, une pause cigarette pourquoi pas, mais pas le temps de stopper la montre. Ici, on travaille tôt le matin et on finit tard le soir. Ne soyez pas déçu, mais réglez plutôt votre montre à l’heure arabe.

Bienvenue à Amman où règne l’ambiance de la circulation chaotique dans les avenues de cette cité moderne du Moyen-Orient ! Une telle situation se reproduit à Montréal, ce serait du jamais vu, on serait choqué, je crois, ou bien, on resterait stupéfait pendant deux minutes, mais peut-être moins à New York et à Paris, je ne sais pas pour Rome ?

Le soleil qui brûle généreusement

Le mercure atteint 41º à Amman, au moins le climat est sec, mais parfois trop aride. C’est le contraire de la canicule en France ou de l’humidité dense de la forêt amazonienne. Le ciel bleu estival domine constamment le plafond infini de la ville. Les nuages sont absents, je n’ai pas vu leur apparition depuis mon arrivée, il y a sept jours. Avec le soleil qui rayonne voire brûle généreusement le sol de la métropole vivante. Et la chaleur torride, ou je dirais plutôt la lourde sécheresse; il est parfois difficile de respirer. En plus que l’air est très pollué, mais je n’ai pas le choix de m’y habituer. L’air est sec dans cette contrée aride, il faut boire beaucoup d’eau pour fuir la déshydratation. J’évite de rester longtemps dehors, c’est insupportable de sentir la fumée noire toxique des véhicules. Sans oublier cette couche jaunâtre qui couronne la tête d’Amman, je le vois bien de la fenêtre de ma cuisine.