jeudi, juillet 21, 2005

La ville blanche … ou presque

Sa splendide architecture charme sans cesse mes yeux innocents de l'inconnue. Avec ses cadres de porte et de fenêtre qui tracent la forme d’un arc pointu. Amman sait nous transporter dans l’univers du conte de mille et une nuits. Avec son teint uniforme, ce n’est pas compliqué, elle est éternellement vêtue d’une robe de mariée. Tous les édifices et les maisons se nomment blancs. Blanc, mais parfois blanc crémeux sur les marbres ou blanc ivoirin sur les briques ou même, blanc rosé sur les immeubles récents, mais tout reste blanc, simplement blanc comme parure, à l’exception des mosquées qui sont la plupart teintées de bleu-poudre ou verte forêt.

Sa silhouette rose

Mais juste avant la tombée de la nuit, Amman rougit au moment où le soleil lui embrasse chaudement et qui ensuite, prend une silhouette rose éblouissante. Elle porte donc, sa robe de nuit. Ensuite émerge sa rencontre nocturne où elle reste debout jusqu’à l’aube pour veiller ses enfants couche-tard. Oui, un lieu tel qu’ici peut nourrir votre inspiration abondante. Je suis emballée par ma plume de passion !

Propreté négligée

Par contre, Amman admet d’être perpétuellement impropre. Sa propreté est négligée sur ses quatre points cardinaux. L’installation des poubelles et bien sûre des bacs de recyclage se trouvent alors manquants. Ce peut-être que les citoyens ne connaissent pas vraiment la notion d’hygiène. Les déchets sont repérés à tous les coins de rue; on oublie de contempler les monuments anciens pour y admirer un peu. En plus que l’odeur est pire que fétide, pire que nauséabonde et pire qui dégoûtant. Il est vraiment insupportable de respirer dans ce lieu; même pas un brin d’air pur. Bref, la saleté est toujours présente, c’est la jungle des dépotoirs. Une véritable scène immonde qui vient gâcher le visage candide d’Amman.

Victoria Chan
Amman - 21 juillet 2005